Sarajevo, la Belle meurtrie

Si je compare cette ville à une femme, elle serait : courageuse et fragile, de caractère, mature assumant ses blessures, ouverte et diverse, déchirée et joyeuse, aimable, amante et aimante, femme, mère et maîtresse.
Elle est rencontres, enrichissements, communication et très souvent embrasements fougueux et destructeurs.
La "Sarajevo" est toujours la cible d’invasions, de destructions, de tensions, d’influences, d’enjeux. Elle est au coeur des hommes et des femmes qui la font.

NOTE D’INTENTION pour un documentaire (5 semaines en Bosnie cet été)

Capter Sarajevo en s’immergeant dans les images, les sons, les mots et les silences.

Avoir l’utopie de croire en une transmission d’expériences cent ans après pour témoigner des espérances et des désespérances.

“Comme en 14...” des familles, des voisins, des amis se tirent dessus sans comprendre. “Tirer pour ne pas se faire tuer”, ce n’est pas “ tirer pour une cause définie".
Comme en 14, comme en 40, comme en 92...
N’est-ce pas banaliser l’origine d’un conflit que de dire : “C’est toujours des Balkans que le monde s’embrase”.

Que de laisser les circonstances et les enchaînements de faits se perpétuer à Sarajevo ? Sarajevo serait-elle née d’un drame absurde, d’une rencontre incongru ? Sarajevo empilerait-elle les invasions et les cultures pour le meilleur et pour le pire ? Les jeunes de Sarajevo ressentent-ils cela ? Interrogent-ils cela ? Auront-ils la lucidité nécessaire pour dépasser les souffrances enclavées ?

Quelles comparaisons possibles entre la veille de la “grande guerre” et l’avenir des jeunes Sarajeviens ? A contrario, quelles différences repèrent-ils ?

A l’heure où apprendre à écrire, créer des musiques, filmer, photographier est possible à SARAJEVO, grâce à différents organismes comme le centre A. MALRAUX (crée en 92 par Francis BUEB) et l’école de cinéma (crée par Béla TARR en 2012).

P.S. : Les subventions se faisant attendre, vous pouvez toujours PayPal quelques fonds : babinmedia@free.fr Merci. Un dossier complet sur demande.