Matthieu 18-20 Chorégraphie de Raphaël Cottin

Pétulia Chirpaz, Raphaël Cottin et Corinne Lopez, interprètes.
David Moreau, création musicale
Thierry Pélissier, lumières
Cathy Garnier, costumes

Deux,trois danseurs réunis : une unité ?

C’est un peu ce que l’on ressent dans le premier tableau. Un homme, deux femmes, pas de décor, tenue intemporelle . Les danseurs sont assis au sol, les gestes se font lentement plus amples. Peu à peu, ils se mettent debout, semblant s’éveiller au monde. Dans les tableaux suivants, annoncés sur scène - La Genèse et La Tour de Babel, L’attente - l’humanité semble continuer sa quête : les bras et les corps se tendent, souvent lentement, dans un difficile espoir d’être un, mais ils sont trois. Rapprochement, séparation. Dans leurs ressemblances, dans leurs différences, dans leurs attirances, dans leur quête, ils sont les mêmes en étant différents. Jusqu’à ce que les différences s’affirment par le contraste entre un corps au sol et plusieurs magnifiques figures de corps porté dans « Pax Hominibus ». Mais on retrouvera rapidement dans ce même tableau leur unité dans des corps sur corps très troublants par leur beauté et leur perfection gestuelle.

Les deux extraits des cantiques de Saint-louis Grignon de Montfort, « La Discipline » et « La Danse » du XVIIe apportent une note plus légère : rythme léger, joyeux, un peu d’humour. La création musicale de David Moreau est en parfait accord avec la chorégraphie. A plusieurs reprises, elle contribue à dramatiser certaines postures, et dans sa diversité, elle participe de la contemporanéité de la chorégraphie.

Voir en ligne : compagnie RC2